Practiques de recommandation des professionnels de santé concernant la vaccination contre la coqueluche pendant la grossesse : résultats d’une enquête
Citations
Abstract
La barrière linguistique, le manque de temps et le manque de techniques de communication constituent les principaux obstacles pour les professionnels de santé à recommander la vaccination contre la coqueluche pendant la grossesse.
La vaccination contre la coqueluche pendant la grossesse offre une protection efficace contre les infections graves chez les tout-petits, avant que la vaccination de base puisse commencer à l'âge de huit semaines. Malgré la mise à disposition gratuite du vaccin, des différences régionales marquées persistent dans le taux de vaccination, ce qui se reflète dans le nombre de cas chez les jeunes nourrissons. Cette étude analyse le comportement des professionnels de santé en matière de recommandation de la vaccination contre la coqueluche pendant la grossesse et tente d'identifier les éventuels freins à la recommandation.
97 % des professionnels de santé interrogés recommandent la vaccination contre la coqueluche
Au total, 491 gynécologues et médecins généralistes ont participé à l'enquête, avec une bonne répartition régionale. Cela représente une participation de 1 % des médecins généralistes et de 9 % des gynécologues en Belgique. Parmi les répondants, 476 professionnels de santé (97 %) ont indiqué recommander la vaccination souvent ou toujours. Il convient de tenir compte d'un éventuel biais de sélection, car les professionnels de santé favorables à la vaccination étaient probablement plus enclins à participer.
La barrière linguistique, le manque de temps et le manque de techniques de communication constituent les principaux obstacles
Les principaux obstacles dans toutes les régions sont les barrières linguistiques (entravant 55 % des professionnels de santé en Flandre, 41 % en Wallonie et 62 % à Bruxelles) et le manque de temps lors de la consultation (respectivement 35 %, 43 % et 52 %). Par ailleurs, le manque de techniques de communication ou de connaissances pour gérer la résistance ou les questions difficiles sur la vaccination constitue un obstacle principalement en Wallonie (47 %) et à Bruxelles (46 %) (contre 22 % en Flandre). De même, l’idée qu’un autre professionnel de santé se chargera de la vaccination freine, dans toutes les régions, la recommandation ou la discussion de la vaccination (25 % en Flandre, 22 % en Wallonie et 26 % à Bruxelles).
Des procédures complexes en Wallonie et à Bruxelles entraînent un accès limité au vaccin gratuit contre la coqueluche et entravent la couverture vaccinale
En Wallonie (15 %) et à Bruxelles (22 %), des aspects pratiques tels que la commande, la conservation, la gestion des stocks et l'enregistrement du vaccin entravent la recommandation de la vaccination. En Flandre, ces éléments sont moins mentionnés comme obstacles (5 %). Parallèlement, les professionnels de santé en Wallonie et à Bruxelles indiquent moins recourir aux vaccins disponibles gratuitement (respectivement 38 % et 51 %) qu'en Flandre (99 %).
